Dimanche 4 janvier 2009
Une troïka européenne attendue dimanche en Egypte, suivie lundi par Sarkozy 

Les dirigeants égyptiens vont explorer dimanche avec une troïka européenne et lundi avec le président français Nicolas Sarkozy, des pistes pour mettre fin à la guerre de Gaza.

Mais alors que Israël a lancé samedi soir, comme attendu, une opération militaire terrestre dans la bande de Gaza, les espoirs d'un coup d'arrêt immédiat, par la voie diplomatique, sont jugés quasi nuls par le Caire.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est montré incapable samedi de s'entendre sur un texte appelant à un arrêt des hostilités, essentiellement en raison de l'opposition des Etats-Unis.

"Israël ne va rien gagner à l'opération. Nous réclamons un cessez-le-feu immédiat, mais il est clair que la folie doit s'épuiser de part et d'autre", a confié à l'AFP un diplomate égyptien de haut rang qui a requis l'anonymat.

Accusée de connivence avec Israël par les radicaux du monde arabe, l'Egypte avait contre-attaqué en dénonçant l'aventurisme du Hamas palestinien et l'accusant d'être, comme le Hezbollah libanais, un pion de l'Iran. "Malheureusement, ils (le Hamas) ont donné à Israël l'occasion de frapper Gaza sur un plateau en or", a affirmé dans la nuit de samedi à dimanche le chef de la diplomatie égyptien, Ahmad Aboul Gheit, tout en dénonçant l'offensive militaire terrestre israélienne. La présidence égyptienne a condamné "dans les termes (les) plus forts" l'entrée des chars israéliens dans la bande de Gaza, la qualifiant "d'agression effroyable".

L'Egypte, qui accueille dimanche la troïka ministérielle de l'Union européenne, puis lundi le président Sarkozy, en première étape d'une tournée régionale, considère son rôle incontournable pour une trêve négociée. "Nous exposerons aux Européens un plan en quatre points, et attendons avec grand intérêt celui de la France que M. Sarkozy doit révéler au président Hosni Moubarak", a indiqué le diplomate égyptien qui a requis l'anonymat.

La délégation, qui entame dimanche soir par le Caire une tournée au Proche-Orient, sera conduite par le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l'UE depuis le 1er janvier. A ses côtés, ses homologues suédois et français, Carl Bildt et Bernard Kouchner, feront notamment partie du voyage.

Mais l'UE, qui entend jouer un rôle clef dans la crise actuelle, alors que la transition du pouvoir laisse les Etats-Unis en arrière de la main, ne semble pas avoir d'idées précises à ce stade. "Nous y allons pour discuter de la situation, il n'y a pas encore de message concret", a expliqué samedi à l'AFP une porte-parole du chef de la diplomatie tchèque, Zuzana Opletalova.

Le président Moubarak, s'entretiendra lundi matin avec la troïka à Charm el-Cheikh, avant d'y recevoir le président Sarkozy. La France avait proposé, en vain, un cessez-le-feu humanitaire de 48 heures."Il n'y pas d'alternative au retour à une trêve entre Israël et le Hamas, et l'Egypte reste la mieux placée comme médiateur, mais il faut revoir le mécanisme de l'accord précédent", estime ce haut diplomate égyptien.

Le plan égyptien en quatre points prévoit un cessez-le-feu immédiat, un retour à la trêve, l'ouverture des points de passage et un mécanisme international ou arabe pour s'assurer de l'application du nouvel accord.

A la différence de la précédente trêve, des garanties internationales doivent être mises en place, avec des observateurs, européens et autres, pour s'assurer de la fin du blocus et du respect par les deux parties d'un arrêt des opérations militaires et des tirs de roquettes. Selon le diplomate égyptien, plusieurs pays soutiennent ce plan, dont deux acteurs aux ambitions régionales, la Turquie et l'Arabie Saoudite.

Mais, ajoute-t-il, "il est clair que la Syrie s'estime bien positionnée pour tirer profit de la situation". Selon lui, le Hamas, dont le chef de la direction politique, Khaled Mechaal, est en exil à Damas, "cherche à nous évincer en suscitant d'autres médiateurs, mais n'y arrivera pas".

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Dimanche 4 janvier 2009

Affrontements à Gaza

Mise à jour le dimanche 4 janvier 2009 à 6 h 36

Soldats israéliens dans la bande de Gaza

Photo: AFP/Jack Guez

Soldats israéliens dans la bande de Gaza

Israël a intensifié ses opérations, au lendemain du déclenchement de son offensive terrestre dans la bande de Gaza .

Dimanche, l'armée israélienne s'est avancée plus profondément dans la bande de Gaza et est maintenant aux portes de Gaza. Des dizaines de blindés et des unités d'infanterie sont signalés à trois kilomètres au sud de la ville. Des combats entre militaires israéliens et combattants du Hamas sont également rapportés dans les environs de Gaza, où les familles sont maintenant très nombreuses à fuir.

Grâce à ces dernières avancées, Israël aurait maintenant coupé en deux le territoire palestinien et Gaza serait entièrement encerclée et isolée.

Des affrontements sont également signalés à Jabaliya et à Beit Lahya, dans le nord du territoire palestinien.

Selon des hospitalières palestiniennes, au moins 23 Palestiniens ont été tués par les opérations israéliennes depuis minuit, dont 3 combattants du Hamas. D'après ces sources, cinq civils palestiniens ont notamment été tués dans le centre de Gaza par un tir d'obus de char et 14 autres ont été tués à Jabaliya et à Beit Lahya. Un autre a été tué près de Khan Younès, dans le sud du territoire, disent les mêmes sources.

Selon la collaboratrice spéciale de Radio-Canada, Danièle Kriegel, Israël ne veut confirmer aucune information sur les lieux où se déroulent les combats. Les militaires israéliens auraient d'ailleurs été censurés par leur état-major. L'armée israélienne aurait en effet confisqué tous les portables de ses militaires qui participent à l'opération pour qu'ils ne puissent transmettre aucune information à leur famille.

La chaîne de télévision Al-Jazira rapporte pour sa part la mort d'un soldat israélien durant l'offensive. L'information n'a cependant pas encore été confirmée. Si elle se confirme, il s'agira du premier militaire israélien tué depuis le début de l'offensive terrestre, samedi soir.

L'armée israélienne soutient que 30 de ses soldats ont été blessés depuis le début de l'offensive, dont deux grièvement.

De son côté, le Hamas dit avoir enlevé deux soldats militaires lors de combats dans la bande de Gaza. Israël assure ne pas avoir connaissance de cette information. « De ce que nous savons, ce n'est pas vrai », a déclaré un responsable de l'armée israélienne.

Les tirs de roquettes et d'obus de mortier palestiniens sur le sud du territoire israélien se sont poursuivis. Selon un porte-parole militaire israélien, 25 roquettes et obus de mortier ont été tirés depuis le début de l'offensive israélienne, sans faire de victime. Une des roquettes a toutefois touché une maison à Sderot, blessant légèrement une femme.

Une offensive « inévitable », dit Olmert

Dans sa première intervention publique depuis qu'Israël a pénétré dans la bande de Gaza, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a déclaré dimanche que l'offensive terrestre était « inévitable ».

Tir israélien sur Gaza

Photo: AFP/Menahem Kahana

Tir israélien sur Gaza

Selon lui, le gouvernement israélien a fait « tout » son possible avant le début de l'offensive et n'avait plus le choix de déclencher l'opération. Il dit ne pas pouvoir laisser continuer que des résidents du sud d'Israël soient encore la cible de tirs de roquettes du Hamas.

Ehoud Olmert a précisé que l'armée israélienne ne se battait pas contre le « peuple palestinien » et qu'il préviendrait une crise humanitaire en facilitant l'acheminement de l'aide alimentaire et médicale dans la bande de Gaza.

Le premier ministre israélien a ajouté qu'il n'envisageait pas l'ouverture d'un nouveau front sur la frontière avec Liban, dans le nord d'Israël. « Israël n'a aucun intérêt à l'ouverture de nouveaux fronts autres que celui déjà ouvert dans le sud », a-t-il déclaré dans ce qui semble un avertissement voilé au Hezbollah. M. Olmert a prévenu avoir « donné instruction aux responsables de la Défense pour qu'ils se tiennent prêts à toute éventualité dans le cas de figure où quelqu'un penserait tirer avantage du fait qu'Israël opère sur son front sud ». Samedi, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, avait lancé un avertissement similaire.

Pour sa part, dimanche, Ehoud Barak a déclaré que l'offensive israélienne serait élargie « autant que nécessaire » pour en finir avec les tirs de roquettes palestiens. Il a ajouté que l'offensive pourrait durer longtemps. « Ce ne sera pas facile. Ce ne sera pas court. Je ne veux induire personne en erreur », a-t-il indiqué.

Aucun accord à l'ONU

Avant une séance extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU, samedi soir, le secrétaire général Ban Ki-moon a demandé à Israël de mettre fin à l'opération terrestre, de protéger les civils et de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Toutefois, le Conseil n'a pu s'entendre sur le texte d'une déclaration de cessez-le-feu après quatre heures de discussions, comme l'a confirmé son président, l'ambassadeur français Jean-Maurice Ripert, en fin de soirée.

Conseil de sécurité de l'ONU

Photo: AFP/STAN HONDA

Le Conseil de sécurité de l'ONU (archives)

La Libye, seul membre arabe (non permanent) du Conseil, avait demandé la tenue de cette réunion. Le texte présenté condamnait l'escalade de la violence et l'offensive israélienne, mais ne mentionnait pas les tirs de roquettes palestiniens sur le territoire d'Israël.

Les États-Unis se sont à nouveau rangé du côté de leur allié israélien pour bloquer la résolution. Le gouvernement américain a affirmé travailler à un cessez-le-feu, mais qu'il fallait s'assurer qu'un éventuel arrêt des violences soit permanent, c'est-à-dire que cessent les tirs de roquettes des combattants palestiniens.

Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Miguel d'Escoto, du Nicaragua, a posé un geste rare en venant s'informer de l'état des discussions au Conseil de sécurité. En son nom personnel, il a qualifié l'opération israélienne de « monstruosité » et déploré le « dysfonctionnement » du Conseil de sécurité.

Les appels au cessez-le-feu se poursuivent

Dimanche, malgré l'échec des négociations à l'ONU, plusieurs leaders internationaux ont continué de réclamer la fin des hostilités dans la bande de Gaza.

Sur les ondes de la BBC, le premier ministre britannique, Gordon Brown a affirmé que la communauté internationale, surtout les États-Unis et l'Union européenne (UE), devait accentuer la pression pour obtenir un cessez-le-feu immédiat. Selon lui, les derniers développements sur le terrain avec l'offensive terrestre israélienne constituent « moment très dangereux ». Il a ajouté que les tirs du Hamas sur le territoire israélien devaient cesser et que les Palestiniens avaient un besoin urgent d'aide humanitaire

Un peu plus tard, le Haut représentant pour la politique extérieure de l'UE, Javier Solana, a demandé aux Israéliens et aux Palestiniens de mettre fin aux violences. Il a précisé que l'Union européenne était prête à contribuer à une mission d'observateurs internationaux pour le maintien de la paix dans la région.

La Commission européenne a exhorté Israël à « respecter [ses] obligations internationales » et d'assurer un « espace humanitaire » pour permettre d'acheminer de l'aide aux civils palestiniens. L'organisation a d'ailleurs annoncé avoir débloqué une aide supplémentaire de 3 millions d'euros pour le territoire palestinien.

La Russie a aussi déclaré dimanche être très préoccupée de la situation sur le terrain et a aussi demandé aux deux parties de mettre fin aux hostilités. Moscou a dépêché son envoyé spécial pour le Moyen-Orient dans la région, afin de tenter d'arracher un cessez-le-feu.

Le président français, Nicolas Sarkozy, sera quant à lui lundi et mardi dans la région afin de tenter de trouver une issue pacifique au conflit.

Le silence d'Obama

Pendant que l'administration Bush semble cautionner implicitement l'offensive terrestre israélienne, le futur président des États-Unis, Barack Obama, refuse de commenter ouvertement la situation sur le terrain. Sa porte-parole, Brooke Anderson, justifie ce silence en disant qu'il faut respecter le principe qu'il n'y a qu'un président des États-Unis à la fois et qu'il faut que le pays parle d'une seule voix. Mme Anderson dit toutefois que M. Obama suit la situation de près.

Radio-Canada.ca avecReuters, Agence France Presse, Associated Press et BBC

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Dimanche 4 janvier 2009

Israël ne cherche pas à réoccuper Gaza, rappelle un haut responsable

 04.01.09 | 14h40 




Israël ne cherche pas à réoccuper la bande de Gaza à l'occasion de son actuelle opération terrestre contre le Hamas, qui contrôle ce territoire évacué unilatéralement par l'Etat hébreu en 2005, a réaffirmé dimanche un haut responsable du gouvernement.

"Israël n'a aucune intention de revenir occuper la bande de Gaza", a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement, Ovid Yehezkel, à l'issue du Conseil des ministres, reprenant une assurance formulée à maintes reprises par les dirigeants israéliens depuis le début de l'opération le 27 décembre.

"L'opération a pour seul but de parvenir aux objectifs fixés par le gouvernement", a-t-il ajouté, prévenant qu'elle pourrait "durer longtemps".

"Nous ne parviendrons à un apaisement que si toutes les exigences d'Israël sont satisfaites", a estimé M. Yehezkel, précisant que le dialogue en vue d'un éventuel cessez-le-feu n'était pas rompu avec "les dirigeants des Etats-Unis, de l'Union européenne et de pays arabes modérés, dont l'Autorité palestinienne" présidée par Mahmoud Abbas.

"Il est clair qu'Israël n'acceptera qu'un règlement qui prévoie une cessation complète des tirs de roquettes, la fin du réarmement du Hamas, et une vie normale pour les citoyens du sud d'Israël", visé par les roquettes du Hamas, a-t-il insisté.

"L'armée israélienne a l'intention de prendre le contrôle des secteurs d'où sont tirées les roquettes depuis plusieurs mois", selon un communiqué de la présidence du Conseil israélienne publié samedi soir, peu après l'entrée des forces terrestres israéliennes dans la bande de Gaza.

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Dimanche 4 janvier 2009
PUBLIÉ LE 03/01/2009 19:46 - MODIFIÉ LE 04/01/2009 À 14:22 | © 2009 AFP

Les chars israéliens prennent position à Gaza

Des soldats israéliens passent la frontière de la bande de Gaza le 4 janvier 2009
Jack Guez AFP

Des chars israéliens se sont déployés dimanche sur plusieurs axes dans la bande de Gaza où des combats les opposaient à des militants du Hamas, le mouvement islamiste palestinien se disant déterminé à mettre en échec l'offensive terrestre israélienne.Evènement

Les troupes israéliennes, appuyées par des bombardements de l'artillerie, de l'aviation et de la marine de guerre, ont avancé en profondeur dans plusieurs secteurs du territoire palestinien où elles avaient pénétré samedi soir, selon des témoins.

Des blindés et des unités d'infanterie ont été signalés dans le secteur de l'ancienne colonie juive de Netzarim, à trois kilomètres seulement au sud de Gaza-ville, la principale agglomération du territoire. Des témoins ont fait état d'une cinquantaine de chars et blindés, transports de troupes et bulldozer, qui se sont déployés dans ce secteur, autour d'un carrefour stratégique coupant en deux l'axe Salaheddine, la route principale nord-sud de la bande de Gaza.

Des dizaines de familles fuyaient le secteur vers le sud en voitures, dans des camions, à l'approche des blindés israéliens, toujours selon les témoins. Les blindés israéliens ont également coupé un important axe routier à la hauteur de Jabaliya et Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza, ainsi que près de Boureij, dans le centre, selon la même source.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé que l'offensive israélienne serait élargie "autant que nécessaire".

C'est dans ce secteur de Jabaliya et Beit Lahya que se sont déroulés les plus violents combats entre les soldats israéliens et les combattants palestiniens, essentiellement du Hamas. Des colonnes de fumée se dégageaient de plusieurs sites frappés par l'armée israélienne.

Selon les services d'urgence, 19 Palestiniens, dont des civils, ont été tués par des obus de char ou des raids aériens israéliens depuis l'aube dimanche, notamment à Jabaliya et Beit Lahya, ce qui porte à au moins 485 le nombre de Palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes le 27 décembre.

Un premier bilan officiel israélien fait état de 30 soldats israéliens blessés dans l'offensive terrestre, dont deux grièvement. Des télévisions arabes ont fait état d'un soldat tué, ce que l'armée n'a pas confirmé.

"Nos forces ont atteint les objectifs qui avaient été fixés pour empêcher les tirs de roquettes. L'opération progresse plus vite que prévu", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général Avi Benyahou. Les forces israéliennes se heurtent à ce stade à une résistance plus faible que prévue, selon des sources militaires israéliennes.

"Il n'y a pas de combats rapprochés", a affirmé à la presse un haut responsable militaire israélien sous couvert d'anonymat. "L'essentiel de l'opposition est sous forme de tirs d'obus de mortier", a-t-il ajouté. "Il est possible que nous devions garder un certain temps le contrôle de certains secteurs d'où sont tirées des roquettes mais l'objectif n'est pas de réoccuper la bande de Gaza", a-t-il encore dit.

Un haut responsable du Hamas, Moushir Al-Masri, a pour sa part affirmé que "l'ennemi" n'avait "pas réussi à atteindre ses objectifs et que la résistance, avec le peu de moyens dont elle dispose, l'a surpris". "Le moment venu, l'ennemi annoncera son échec et la résistance proclamera la victoire", a-t-il ajouté.

La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine Al-Qassam, a affirmé que ses combattants faisaient "face aux forces israéliennes, leur infligeant de lourdes pertes". "Le temps montrera à quel point (Ehud) Barak a été stupide en décidant d'une opération terrestre à Gaza", a affirmé le groupe dans un communiqué.

Le Hamas a en outre qualifié de "farce" l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à s'entendre, après quatre heures de discussions, sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.

Le Hamas a en outre "condamné" la position de la présidence de l'Union européenne, assurée par la République tchèque, affirmant qu'elle était "partiale et cautionnait la poursuite des crimes commis par l'occupant à Gaza". La présidence tchèque de l'UE a affirmé samedi qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils". Mais, dans un premier temps, le Premier ministre Mirek Topolanek avait estimé que l'opération était "plus défensive qu'offensive".

A Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a évoqué un "moment très dangereux" dans le conflit israélo-palestinien.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé que son pays ne se battait "pas contre le peuple palestinien" et préviendrait une crise humanitaire à Gaza en aidant à l'acheminement de l'aide. Toutefois, aucun convoi d'aide ne devait passer dimanche en raison des violences.

La Commission européenne a appelé Israël à assurer un "espace humanitaire" pour distribuer l'assistance, annonçant dimanche une aide supplémentaire de trois millions d'euros pour Gaza.

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Dimanche 4 janvier 2009
Les USA se prononcent sur Gaza
Par Ambre Grayman pour Guysen International News
Dimanche 4 janvier 2009 à 10:52
 
Si l’incursion israélienne dans la bande de Gaza soulève l’opposition internationale, outre Atlantique on ne pointe pas de doigt officiellement accusateur contre Israël. « Cette offensive terrestre s'inscrit dans une opération d'ensemble » a ainsi déclaré, samedi soir, le porte parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, avant d'expliquer que les autorités américaines continuaient « à dire clairement leur souci des civils et de la situation humanitaire ». Une position réitérée ce dimanche matin par le maire de New York, Michael Bloomberg, en visite à Ashkelon, une des villes ciblée par les terroristes du Hamas. 

Vendredi, les Etats-Unis auraient donné leur feu vert implicite à une offensive terrestre d'Israël à Gaza, assurant qu'il revenait à l'Etat juif d'en décider.
Ce dimanche, la Maison Blanche a indiqué que le président Bush était tenu au courant de l'incursion terrestre de Tsahal dans la Bande de Gaza. 
Idem pour Barack Obama qui suit de près l'évolution de la situation à Gaza sans toutefois avoir pris position sur l'offensive terrestre israélienne.

Et alors qu'Amnesty International accuse le gouvernement américain de ne pas avoir adopté l'attitude adéquate face à la situation dans la bande de Gaza, de nombreuses personnalités aux USA se sont exprimées en faveur de l’action d’Israël. 

Notamment Arnold Schwarzenegger, l’actuel gouverneur de Californie, qui a déclaré, à l'issue d'un entretien avec le consul général d'Israël à Los Angeles, que « n'importe quel pays a le droit de se défendre face au terrorisme et aux attaques de sang froid contre ses civils. Israël ne fait pas exception et a le droit de se protéger de la violence continuelle des tirs de roquettes du Hamas ».

De l’autre côté du pays, sur la côte Est cette fois, le maire de New York, Michael Bloomberg, s’est rendu en Israël afin de « montrer son soutien à l'Etat d'Israël ». 

Accompagné du représentant de l'Etat de New York au Congrès, Gary Ackerman, et du chef de la police new-yorkaise Raymond Kelly, il se trouvait à Ashkelon, ce dimanche matin. « Si j'étais à la place de ce pays, j'aurais tout fait pour défendre mes habitants » a-t-il déclaré.

Gary Ackerman, a pour sa part affirmé : « Il est impossible qu'Israël soit attaqué depuis des années par des tirs de roquettes. C'est comme dire à une femme violée qu'elle n'a pas le droit de se défendre ».

Dans le même temps, le Département d’Etat américain, avec à sa tête Condoleezza Rice, a indiqué qu’il travaillait à l’élaboration d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, lequel pose comme condition préalable l’arrêt des tirs de roquettes sur Israël.

Une déclaration qui intervient après l’échec, hier soir, de la résolution initiée au Conseil de sécurité de l’ONU par la Libye, seul pays arabe siégeant au Conseil, visant à un arrêt immédiat des hostilités dans la Bande de Gaza.

La résolution n’a pas été adoptée, faute de soutien de la part des USA, membre permanant du Conseil. L’ambassadeur américain à l’ONU, Alejandro Wolff, a expliqué qu’il y avait peu de chance pour que le Hamas respecte l’appel à un arrêt immédiat des violences formulé la semaine dernière par le Conseil de sécurité.

Une position dénoncée par le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum, qui a déclaré que « ce qui s'est passé cette nuit au Conseil de Sécurité est une farce qui met à jour le contrôle des Etats-Unis et des conquérants sionistes sur la prise de décision ».

Les Etats-Unis sont intéressés à une trêve « durable » entre l’Etat hébreu et l’organisation terroriste. Selon eux la réunion d’urgence du Conseil de sécurité dans la nuit de samedi à dimanche, qui a duré plus de quatre heures, n’aurait abouti qu’à une nouvelle déclaration de principe, n’empêchant pas le Hamas de nuire à Israël.

A noter enfin que selon un sondage, 55% des membres du Parti démocrate et 27% du Parti des républicains s'opposent aux incursions israéliennes dans la bande de Gaza.
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